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Bélo à Montréal | Salle Télus | 17 avril 2010

Bélo | Pa ri nan

malè m | Montréal

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Emeline Michel | Many rivers to cross

Hope for Haiti

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Carole Demesmin | Pitit kay

En concert à Montréal

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Jean-Claude Martineau «Koralen» | Djouman

Représentation à Montréal

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 Zekle - Si ou vle

Zèklè | Se ou menm

À montréal | septembre 2009

Cinéma | Festival film black de Montréal - 20 septembre 2010

 

Coup d'envoi du Festival international du Film Black de Montréal

Mercredi soir au Cinéma Impérial l’éternelle porte-parole Francine Grimaldi, a donné le coup d’envoi de la 6ème édition du Festival international du film Black de Montréal (anciennement Festival international du film haïtien de Montréal) en présence des partenaires de l’événement, de la presse, de personnalités artistiques et politiques et du réalisateur de l’Armée silencieuse (2008) le hollandais Jean Van de Velde.

12 jours de festival pour un marathon de 128 films provenant de 25 pays, dont une centaine de premières canadiennes et internationales. Avec une programmation aussi riche qui agite différentes problématiques auxquelles font face les communautés noires, le festival entend combler un vide dans le paysage culturel montréalais qui, à l’instar d’autres grandes villes du monde, dispose d’un festival de films Black, martèle madame Fabienne Colas, présidente de la Fondation initiatrice de l’événement. Aussi, ajoute madame Colas, ce festival récupère un marché laissé pour compte par les grands distributeurs et revendique à ce titre sa place sous les projecteurs.

Exit le cinéma haïtien

Alors que certains louent cette ouverture aux films du monde sous-représentés et sous-distribués dans une métropole québécoise pourtant multiculturelle, d’autres critiquent ce virage à 90 degrés qui laisse sur le carreau l’embryonnaire cinéma haïtien.

Des commentaires recueillis à l’issue de la projection du film d’ouverture croient en effet qu’en dépit des problèmes techniques, de budget, de formation des techniciens et des acteurs, en somme de la qualité des productions haïtiennes, un effort supplémentaire aurait dû être mis sur une meilleure représentation du cinéma haïtien notamment en programmant des films tels Moloch tropical de Raoul Peck ou Mary Jane de Bradley Alcimé qui répondent au moins aux critères techniques et de nouveauté établis par les organisateurs du festival.


Le véritable défi

Reste à voir si les foules vont suivre. Certes, la provenance diverse des films ainsi que des problématiques qu'ils traitent pourraient intéresser un certain nombre de cinéphiles: 1) les communautés d'origine de ces films représentées dans la région de Montréal, 2) les personnes épousant une cause ou une autre (enfants-soldats, discrimination, homosexualité…), mais rien n'est garanti.

Dans la communauté haïtienne en particulier, l'intérêt flamboyant qu'on a pu constater pour le cinéma local s'est émoussé depuis un certain temps. Entre la rareté des productions de qualité et la diffusion accélérée et manufacturée des œuvres à la qualité douteuse, les cinéphiles s'en sont retrouvés complètement largués. Et vu le désengagement de certains artisans-vedettes qui se sont eux aussi perdus en chemin (à titre d'exemple Réginald Lubin, Smoye Noisy, Sacha Parisot et toute l'équipe qui les entourait) et à cause du piratage, des moyens techniques et financiers attendus qui tardent encore à arriver, la bulle a fini par s'évaporer.

Par ailleurs, en l'absence d'un véritable star system dans le showbiz haïtien, tout étant banalisé, nos stars elles-mêmes, qu'elles soient du monde du cinéma ou pas, s'impliquant peu, se montrant timidement dans les activités de ce genre et s'ils le font, souvent peu disponibles, le festival ne peut compter sur une base populaire consistante. Et comme les organisateurs sont constamment à la recherche de nouveaux marchés, de nouveaux cinéphiles, ils en perdent aussi un certain nombre en cours de route. Et belotte et rebelotte.

 

L’armée silencieuse en ouverture

Réalisé par le hollandais Jean Van de Velde, ce film résume de façon saisissante le gravissime problème encore actuel des enfants-soldats sur le continent africain. Ce qui lui a valu de figurer dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2009 dans la catégorie Un certain regard. Intense et troublant, le film jouit d’un scénario efficace et d’un montage serré qui ne laissent guère place à des digressions inutiles. Aucune violence gratuite, mais une tension à couper au couteau. L’attention du spectateur est entièrement captivé par ce récit d’ue rare authenticité qui émeut et interpelle à la fois.

Un film à voir absolument dans le cadre de ce festival même s’il sera de retour en novembre sur les écrans montréalais. L’annonce a été faite hier soir par les organisateurs heureux de jouir des fruits de leurs efforts. Après tout, c’est l’une des vocations de ce festival.

 

Vallès Latry

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Festival International du film Black de Montréal
22 septembre au 3 octobre
Cinéma du Parc | ONF | Clôture à l’Impérial


 

 


ESPACE MULTIMÉDIA

 PHOTOS

 

Bélo à Montréal | Salle Télus | 17 avril 2010

Bélo, Vox Sambou & Wesli

Montréal | 17 avril 2010

 

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