15.10.2008

Des contes pour tous à Mon resto St-Michel

Dans le cadre de la Semaine québécoise des rencontres interculturelles, Nationsoleil vous propose cet article publié dans Le Journal de St-Michel. Vous y noterez notamment la participation à ces activités du conteur Jean-Claude Hyppolite récemment présenté par Nationsoleil.

par Yacine Rahmania

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Les rencontres interculturelles se sont faites sous le signe de l’imaginaire, dans une célébration de la langue française dans tous ses accents samedi le 4 octobre dernier à Mon resto St-Michel. Dans le cadre de la Semaine québécoise des rencontres interculturelles, le conteur André Lemelin a réuni sur une même scène des apprentis conteurs du quartier, originaires des quatre coins du monde, qui ont fait découvrir leur culture au public à travers leurs histoires.
«Il s’agit là d’une première expérience visant à rassembler les différentes communautés pour qu’elles s’expriment et fassent connaître leurs cultures à travers les anecdotes, histoires vécues ou imaginaires», explique Marie Lalonde, chargée de la culture à Vivre St-Michel en santé (VSMS), qui a coordonné cette Prise de parole en collaboration avec le programme Hors les murs de la maison de la culture Villeray/St-Michel/Parc-Extension.

Recrutés par l’organisme Mon resto St-Michel et dans les classes de francisation du centre Yves-Thériault, les conteurs en herbe ont eu droit, au cours des dernières semaines, à deux ateliers de perfectionnement avec le conteur professionnel André Lemelin. «Le conte appelle à l’imagination de celui qui écoute; c’est un moment magique entre le conteur et l’auditeur, une relation affective qui s’installe, un moment de délectation pour les enfants et adultes», explique-t-il, lui qui est conteur depuis plus de dix ans. Un conte divertit mais il n’est pas anodin. Il inculque des valeurs et des croyances», poursuit-il. «C’est un projet pilote qui permettra de stimuler les conteurs en herbe», a pour sa part ajouté Martin Hurtubise, agent culturel à la maison de culture de VSP.

Des contes pour tous

Plusieurs des communautés culturelles du quartier St-Michel étaient donc représentées, du Mexique à la Chine en passant bien sûr par Haïti. Ce pays comptant un nombre important de représentants dans le quartier, de nombreux conteurs d’origine haïtienne étaient présents, dont Jean-Claude Hippolyte, qui y est allé d’une histoire inspirée par son pays natal. «J’ai commencé à écrire mes contes au Québec. Dès mon jeune âge, j’ai été influencé par des conteurs de mon pays», raconte celui qui a déjà produit un album contenant contes et faits vécus, tant en français qu’en créole. La délégation haïtienne comptait également sur Marie Mika Pierre, qui a livré un conte à saveur environnementale, de même que sur Mme Yannick Joseph. Cette actrice, danseuse et conteuse est bien connue dans sa communauté notamment pour avoir joué dans de nombreux films en Haïti.

Agréable surprise, une délégation de conteurs asiatiques ont également participé à cet après-midi dédié à l’imaginaire collectif des peuples du monde. Bel exemple de rencontre interculturelle, Mme Yin Zhang, originaire de Chine, a raconté l’histoire du docteur Norman Bethune, un médecin canadien qui a grandement contribué au développement de la médecine dans les campagnes chinoises pendant la seconde guerre mondiale. Encore honoré dans le culte des aînés par les Chinois, le docteur Bethune a, entre autres, inspiré la création de l’assurance maladie au Canada.

En tout, des conteurs du Québec, du Mexique, d’Haïti, du Guatemala, de la Chine, du Vietnam et même du Japon auront participé à cette manifestation, malgré certaines difficultés à s’exprimer en français pour certains immigrants récents. La communauté maghrébine, qui est de plus en plus présente dans le quartier, n’a toutefois pas pu être de la partie. Mme Lalonde a tenté vainement de joindre les leaders communautaires.

Le public devra donc attendre après les fêtes avant de pouvoir vibrer d’enthousiasme au son des contes fabuleux des mille et une nuits.

Remerciant tous les participants au nom de VSMS, Marie Lalonde a en effet annoncé que d’autres rencontres seront organisées prochainement pour faire connaître les conteurs du quartier, afin d’apprendre à vivre ensemble dans la différence. Car, comme l’écrivait le père de la psychanalyse, Sigmund Freud, «Le conte est la seule langue universelle que la race humaine ait jamais forgée».

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Lire aussi le portrait de Jean-Claude Hyppolite sur Nationsoleil ainsi que L'entrevue vidéo réalisée par Vallès Latry.

02.10.2008

Portrait de Maguy Métellus - Porte-parole du mois du créole

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Sous le thème, «Les créoles: cultures à partager» se tient à partir d'aujourd'hui jusqu'au 31 octobre 2008 la 7ème édition du Mois du Créole à Montréal. Avec 24 activités annoncées au programme, le Comité International pour la Promotion du Créole et de l’Alphabétisation (KEPKAA en créole) présente cet événement comme à la fois didactique et culturel. Selon le communiqué de presse, un pan des cultures créoles sera dévoilé ainsi que le caractère cosmopolite de la ville de Montréal.
Lire le communiqué officiel ainsi que l'historique de l'événement
Nationsoleil encourage cet événement et profite de cette occasion pour publier un portrait de la porte-parole de cette présente édition, l'animatrice Maguy Métellus.

Québécoise d’origine haïtienne, Maguy Métellus a étudié en traduction à l’Université de Montréal, avant de se faire connaître comme animatrice d’événements. Personnalité très dynamique, respectée pour ses multiples contributions à la société québécoise, elle est fière de ses racines, auxquelles elle reste profondément attachée, bien qu’étant arrivée à un jeune âge au Québec avec ses parents en 1965.

Reconnue pour son éloquence, son charisme de même que sa capacité à s’exprimer avec un égal bonheur en français, en créole ou en anglais, Maguy Métellus est une passionnée de poésie et du verbe. En tant que militante, de 2002 à 2004, elle a animé les différentes manifestations organisées à Montréal contre la guerre en Irak. Maîtresse de cérémonie, elle est régulièrement sollicitée pour animer des spectacles, des colloques, des galas, des débats et des conférences de toutes sortes. Depuis septembre 2006, elle anime une émission radiophonique titrée «D’une île à l’autre» sur les ondes du 1610 AM.

Maguy Métellus est aussi diseuse et lectrice. Ses talents ont été mis à contribution entre autres lorsqu’elle a fait la lecture, au Jardin botanique de Montréal en 2003 et 2004, du message du maire d’Hiroshima pour la commémoration du lancement de la bombe atomique. Elle est membre du collectif «Les Dimanches Littéraires de Montréal», avec qui elle a participé à de nombreux spectacles.

Son engagement et son dévouement lui ont valu plusieurs distinctions, entre autres celle de lauréate du Calendrier 2005 du Mois de l’Histoire des Noirs à Montréal. Par ailleurs, Maguy Métellus est un supporter du Mois du créole à Montréal depuis ses débuts. À plus d’une occasion, elle a prêté gracieusement ses services d’animation à KEPKAA.
Comme porte-parole de la 7e édition du Mois du créole à Montréal, Maguy Métellus invitera le reste du monde à découvrir le caractère cosmopolite de Montréal et la richesse culturelle qui découle des différences et ressemblances des grandes familles québécoise et canadienne. Elle contribuera, d’une part, à éduquer et informer le public des différents apports des créolophones à l’édification de l’humanité et d’autre part, à lui faire découvrir les langues et les cultures créoles sous le thème : Les créoles : des cultures à partager. / Lang kreyòl, yon dyakout kilti nou vle pataje.

Source: Pierre-Roland Bain - KEPKAA
Photo:Nationsoleil

24.09.2008

Jahnice en spectacle

Jahnice vous invite au Festival multiculturel Tous ensemble! cette fin de semaine. Allons tous l'encourager.

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25.08.2008

FLASH - Zèklè / Tabou - simplement phénoménal

De Roméro Latry
Depuis Port-au-Prince

VOIR UN DIAPO DU SPECTACLE

Je n’ai pas très envie de vous raconter ce que j’ai vécu au Parc Historique de la Canne-à-Sucre. J’ai encore envie de vous faire regretter de ne pas avoir été présents. Enfin…
Si j’ai été dithyrambique pour le concert de Zèklè le 1er décembre dernier. Si j’ai été élogieux pour le concert de Bélo-Mizik-Mizik en mai dernier, pour ce Tabou-Zèklè, les qualificatifs sont dérisoires.

Débuté avec 1h30 de retard à cause d’une pluie fine, tel un mariage béni, ce concert que tout le monde attendait (des milliers de personnes, une estimation objective vous sera faite dans l’article de fond) a été phénoménal. A part Musique en Folie, le parc Canne-a-Sucre n’a jamais connu une telle affluence.


Rapide topo du show de Zèklè

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Tout le groupe du dernier concert était présent sauf Ti Claude et Tom Mitchel occupé avec Bélo.
Synthés : TiRa, Mushi, Fabrice
Batterie-Lead vocal : Joël
Basse : Richard Barbot
Percussions : William Jean
Chœurs : Béatrice Kébreau aux commandes avec Stevenson, Nadi, Réginald, Roro (on n'a pas les noms de famille malheureusement)
Trompette : Jean Caze
Sax : Eric
Guitare : Kéké
1hre 30 sans interruption : 1ere chanson : Reponn mwen, ensuite Stop, puis se sont enchainés des tubes comme pile ou face, Pito n pat zanmi, adje et pour terminer TiRa a fait son show avec un medley de memories (le premier album)
Jamais Zèklè n’a été aussi démonstratif et exubérant. Joël, Mushi, TiRa sautant, dansant, invitant le public à jouir avec eux de ce moment exceptionnel.

Deux mots sur la prestation de Tabou
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Tabou a fait preuve de maturité et d'expérience. Le groupe a présenté un spectacle différent de ce qu'il nous a habitué. Un format bal-concert en plein air plutôt qu'un show up-tempo. Très rafraîchissant, le groupe devrait offrir davantage cette formule. Les titres ont été judicieusement choisis tel que le préjuge Bébé Paramount en guise d'entame.
Tabou s'est présenté avec ses musiciens habituels en plus de Dany qui a joué différents rôles au cours de cette soirée: chanteur, choriste, keyboardiste et guitariste.
Le phénomène Dener Céïde a laissé Bouche bée le Parc de la Canne-à-Sucre.

En tout, 2 hres de pur bonheur.

Nationsoleil promet un résumé complet de la soirée.


15.08.2008

Tabou/Zèklè - l'affiche de rêve

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Ce 23 août 2008, c'est le Parc historique de la Canne-à-sucre, haut lieu des grands événements culturels de l'heure, qui accueille cette affiche exceptionnelle. Zèklè pour un troisième concert depuis son retour en décembre 2007, dont deux en Haïti et l'autre au Indyfest à Miami en janvier 2008 et Tabou qui sillonne les scènes du monde en cette année de célébrations de 4 décennies de konpa et de musiques du monde.
Un fan invétéré de Zèklè me disait que cette affiche marquerait également un anniversaire, car la dernière fois que les deux groupes se sont partagé une scène remonte à 25 ans, soit en 1983 à Ibo Beach à l'initiative de Radio Métropole. Que de souvenirs! Jurons que la comparaison sera inévitable.
Nationsoleil a appris que Zèkle, invité de Tabou Combo sur ce spectacle, jouerait en premier et devrait se produire avec le même groupe de musiciens qui l'a accompagné pour son grand retour au Parc de la Canne-à-sucre en décembre 2007. A quelques différences près. Du côté des choristes, deux seulement de l'équipe de décembre devraient faire partie de ce show, trois autres joindront ce groupe.
Mikael Benjamin sera probablement le seul invité de Zèkle pour cette nouvelle sortie. Quant à la présence de Ti Claude, la possibilité a été évoquée, mais tout reste à être confirmé.
Rappelons que suite à la tentative d'enlèvement dont l'expérimenté guitariste a été victime et après une longue période de convalescence, les fans de Ti Claude ont eu le bonheur de le revoir sur scène en compagnie de Toto Laraque et son groupe au Festival international de la musique haïtienne le 13 juillet dernier. Récemment, Ti Claude accompagnait également ses compères des Gypsies de Pétion-Ville, temporairement reconstitués, lors de leur prestation new-yorkaise voilà quelques jours.
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VL

15.07.2008

Jahnice aux Nuits d'Afrique

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Bonjour la famille!

Plus sur Jahnice

14.07.2008

Bien au-delà de 20 000 spectateurs au Festival haïtien

Alain Brunet
La Presse

VOIR LES PHOTOS SUR SMUGMUG

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Avant les pluies torrentielles d'hier, le Festival international de musique haïtienne avait d'ores et déjà attiré environ 18 000 spectateurs au parc Jean-Drapeau. Dans une ambiance paisible et un cadre familial convivial, une foule considérable est venue vibrer au son de toutes les musiques haïtiennes.
Même la pluie n'a pas empêché quelques milliers de festivaliers fervents d'assister à la série de concerts du festival, coiffée par la performance de Tabou Combo, qui célébrait hier 40 ans de konpa sous un ciel providentiellement dégagé. Le supergroupe était précédé par le chanteur Alan Cavé, qui fait dans le konpa love et le zouk love, une approche plus lascive que le konpa direct.


Voilà qui constitue de loin LA grande fête afro-montréalaise de l'année, présentée dans le cadre des Week-ends du monde, qui s'échelonneront tout l'été au parc Jean-Drapeau.

Hier et samedi, donc, les meilleurs groupes konpa et autres représentants des différents styles de musique haïtienne se sont succédé à un rythme d'enfer jusqu'aux alentours de 23 h.

En tout début de soirée, samedi, les Haïtiens de Montréal ont découvert BélO, un auteur-compositeur-interprète de Pétionville qui fait dans le raganga. Bien infusé dans la musique de l'île magique, ce mélange de reggae/soul n'a manifestement pas encore conquis l'ensemble de la communauté. Intrigués par cet artiste de Pétionville, qui a toutes les chances de déborder largement le cadre d'Haïti et sa diaspora, les spectateurs ont apprivoisé BélO sans lui réserver le même accueil qu'aux formations qui lui ont succédé, pour la plupart consacrées au konpa.

Nikel, Black Parents, Do-La, Kreyol La, T-Vice, Carimi et Djakout Mizik ont tour à tour embrasé le parc Jean-Drapeau avec les feux d'artifice en toile de fond. Les fans étaient carrément survoltés lorsque les trois dernières formations au programme ont balancé ce konpa nouvelle génération, beaucoup plus rapide et plus corrosif qu'en salle - la formule «bal» est plus sensuelle, alors que le konpa se rapproche d'une forme merengue-rock lorsqu'il est joué sur les grandes scènes extérieures.

D'autres genres musicaux d'Haïti ont aussi été joués au festival, notamment cette musique très antillaise des guitaristes Toto Laraque et Claude Marcelin. Bamboche Rasin a, pour sa part, repris un ensemble varié de rythmes sacrés (vaudous) et profanes, dans la lignée des formations comme Boukman Eksperyans - très en vogue dans les années 90.

Le puissant chanteur Steve K, lui, a offert une performance teintée de soul/R&B. Il précédait ainsi le guitariste et chanteur Harold Faustin, dont le style virtuose amalgame les musiques haïtiennes (vaudou, notamment), le jazz moderne ou même la soul/R&B.

Courtes performances
Au plan de la logistique, la seule critique qu'on doit adresser aux producteurs de ce très beau festival (Sakpase Montréal), c'est le trop grand nombre de groupes au programme, ce qui contraint ces derniers à donner des performances trop courtes - à peine plus d'une demi-heure. Enfin, une question demeure: un festival exclusivement haïtien, aussi bien organisé que celui de Montréal (troisième année d'existence sans entrave aucune), peut-il vraiment sortir de son cadre communautaire?

Sauf exception, seuls les proches des Haïtiens (amis, membres des familles par alliance, amateurs de musique antillaise) se sont rendus au parc Jean-Drapeau pour célébrer cette grande culture musicale, beaucoup plus diversifiée qu'on ne le croit.

Ronnie Dee, le plus célèbre des animateurs haïtiens de radio dans notre île, s'est adressé surtout en créole à l'auditoire, vu sa composition presque exclusivement haïtienne ou antillaise. Alors? Pour que l'on déborde du cadre communautaire, il faudrait une autre approche... qui ne serait plus strictement haïtienne. Et puisque les Nuits d'Afrique n'envisagent pas de fusion avec les manifestations qui lui font désormais concurrence, ce cadre communautaire risque de rester comme tel, aussi réussi soit-il.

Toutes les photos: Nationsoleil

30.06.2008

Réginald Policard - jazz pluriel à Montréal

Avec une semaine de retard


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caf4cac6239c33c0adcf3863d7513e77.jpgCe samedi 21 juin, alors que de l'autre côté de l'Atlantique, la fête de la musique battait son plein, Montréal accueillait pour la première fois en solo le mythique Réginald Policard. Dans le cadre convivial du Kola Note, les amateurs de jazz et de musique haïtienne ont assisté à un spectacle empli d'humour, d'esprit, de joie de vivre et de mélancolie tandis que Réginald accompagné de son groupe passait en revue plus d'une vingtaine de titres de son vaste répertoire dont plusieurs de son Détour (2006) précédant le virage amorcé avec Changing Moods, fraîchement sorti.
Bossa Nova, Swing, Smooth jazz, Blues… le tout mariné dans une bonne sauce latine, tout un cocktail rythmique que le maître de la mélodie a concocté pour ces fans montréalais et servi sur un plateau d'argent par les Productions Quat'Chimen qui amènent enfin un événement majeur de jazz créole de ce côté-ci du sous-continent.
Pour l'occasion, Réginald s'était bien entouré. En plus de son groupe habituel, le ô versatile Joël Widmaïer au chant et aux percussions, le génial Richard Barbot à la basse, Réginald s'est adjoint les services du jeune virtuose de la trompette, nouvelle sensation du jazz, Jean Caze, finaliste de l'édition 2007 du prestigieux Thelonious Monk International Jazz Trumpet Competition.
Chaque titre était une occasion de magnifier cette musique colorée, tellement passionnante et diverse qu'est le jazz. Les spectateurs ont ainsi surfé sur des vagues d'émotions tantôt festives, tantôt mélancoliques surpris par la dextérité, l'élégance, la classe et le professionnalisme de ces messieurs pétris de talents.
Festives étaient par exemple les émotions dans Yanvalou blue, ce titre contesté par la communauté jazz créole (voir le forum de Karijazz) que Réginald présente, sans doute en réponse à la controverse soulevée par sa publication, comme un cocktail de rythmes. Et aussi en trio dans Rivière froide de son précédent album (Détour) où les trois musiciens ont eu tout le loisir de s'illustrer dans des solos mémorables et aussi dans Let's have fun (Changing moods), une pièce très smooth jazz, un peu funk, très propice au jam. C'est d'ailleurs dans cet esprit que Réginald l'a composée.
Mais aussi mélancoliques dans la pièce traditionnelle Fèy et dans Deside w, toutes deux en version chantée par Joël, des interprétations toujours chargées d'intensité. Un Joël Widmaïer majestueux, soliste hors pair en chant, scat ou percussions, doué d'une grande capacité de coordination, jouissant de la musique comme en état de transe.
Pareil également dans Fantasme, qui évoque la nature et les piaillements d'oiseaux en liberté un après-midi d'été ou Minis Azaka, encore une version chantée ou Joël fait étalage de sa grande versatilité tant en tant que chanteur que de percussionniste.
Servi d'une sonorité impeccable, Réginald Policard, au fil des morceaux a montré une extraordinaire symbiose avec son instrument, égrenant les notes telles des gouttelettes de pluie tropicale rythmée par les Alizés. Toujours l'air grave à l'action, concentré, doué d'une grande générosité envers ses musiciens, son seul point faible réside dans la piètre qualité de sa communication avec le public compensée toutefois par son immense talent.
Jean Caze, que je voyais jouer live pour la première fois, m'a fortement impressionné. Sa discipline, sa présence décontractée sur scène et la justesse de son souffle sont autant de qualités qui lui garantiront à n'en point douter une florissante carrière dans le jazz mondial. Impeccable le Jean.
Sans avoir jamais touché à une basse de ma vie, j'ai toujours eu un faible pour cet instrument. Dans l'espace haïtien, on est quand même pourvu de quelques bons bassistes dont Joe et Philippe Charles, Fritz Pageot du groupe de Eddy Prophète, Adrien Legagneur ou Yves Albert Abel (Riyèl Jazz/Tabou Combo), tous très polyvalents qui valent bien les Richard Bona, Michel Alibo ou Thierry Fanfant de monde, question de rester dans les tropiques. Je peux dire sans craindre d'être démenti que Richard Barbot mérite aussi une place dans cette liste très restreinte mais pas limitative. Son toucher, son élégance, la force rythmique qui l'habite aussi bien que la finesse de son phrasé font de lui un bassiste aguerri.
Pour inaugurer cet été, le moment ne pouvait pas être mieux choisi pour apprécier, le temps d'une soirée, cette cohabitation parfaite, naturelle, de structures polyrythmiques complexes mais toujours accessibles, arrangées par l'un des plus prolifiques musiciens haïtiens, neuf albums en 20 ans de carrière en solo.

Réginald a conclu le spectacle avec sa version du fameux titre de Miles Davis, All Blues.

Sara Rénélik a assuré la première partie. Apprenez plus sur elle en consultant son Myspace

Bravo Réginald, bravo Quat'chimen.

Vallès Latry
Montréal


14.06.2008

FANMI SE FANMI

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JAHNICE annonce une soirée conceptuelle intitulée FANMI SE FANMI (la famille, c'est la famille!) qui aura lieu le Vendredi 20 juin prochain au Club Lambi. Présentée par les Productions PASA Musik, cette soirée spéciale rassemblera, dans une atmosphère familiale et conviviale, des musiciens, musiciennes et artistes accomplis de la scène montréalaise et de jeunes artistes qui commencent à faire beaucoup de bruit du coté de la scène émergeante tels NAMORI, le chanteur-batteur-compositeur vétéran de la scène Afro-Jazz World, le WES'LI BAND dirigé par le jeune guitariste virtuose Wesley Loussaint, OMEGADOM nous proposera des pièces de son premier album aux saveurs soul, funk et boogie et enfin JAHNICE Le SONNEUR. Accompagné de son groupe JAHNICE+, il vous fera découvrir sa musique soul hybride tout en animant cette soirée qui promet d'être haute en couleurs (et en température!).

Source Jahnice

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12.06.2008

Réginald Policard en prestation à Montréal

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Source :
Pierre-Emmanuel
Coordonnateur
Quat’Chimen
Tél : 514-668.4157
quatchimen@yahoo.ca


Jazz Pluriel
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Montréal, le 21 mai 2008 - À l’occasion de la fête internationale de la musique et pour ouvrir en beauté le festival de jazz dans la communauté haïtienne, Quat’Chimen présentera, le 21 juin prochain en concert, dès 20 h 00, au Kola Note, JAZZ PLURIEL, un spectacle mettant en scène quatre grands noms du Jazz haïtien : Réginald Policard, Joël Widmaier, Richard Barbot et le jeune mais non moins talentueux trompettiste de jazz, Jean Caze.

Dès 20 h 00, déclare Réginald, le ton sera donné sur cette scène féerique: Vin n avèm et je vous ferai vivre toute la dimension du Jazz haïtien. C’est une invitation à ne pas rater, venant de quelqu’un qui a toujours su représenter, avec brio, notre pays dans les grands rendez-vous internationaux, notamment au Festival de Jazz de la New Orleans.

e983fe0f2108ea28c038845262c56833.jpgIl ne faudra pas s’attendre à moins d’un Richard Barbot, avec sa basse envoûtante, d’un Joël Widmaier, tour à tour chanteur, batteur, percussionniste dès qu’il s’agit d’électriser les foules ou d’un Jean Caze qui traîne déjà derrière lui une feuille de route impressionnante.

Un moment intense à vivre absolument, d’autant que nous aurons l’opportunité de déguster, en primeur, le dernier cru de Réginald baptisé Changing Moods.
Vous êtes donc attendu le samedi 21 juin 2008, dès 20 h, au Kola Note. Le prix du billet est de 25 $ (taxes incluses).

Pour information et réservation : 514-668-4157

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D'une île à l'autre - l'émission qui fait le pont !
Le dimanche de 22 h à minuit sur le 1610 AM à Montréal
Avec Maguy Métellus
Soyez à l'écoute ! Sur quelqu'île (ou presqu'île) que vous soyez !!!
www.cpam1610.com

Toutes les photos de Nationsoleil sauf Reginald Policard (myspace de Réginald)


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