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Jean-Alix Holmand, San pran souf - le rêve québécois
Le cinéma haïtien fait rarement dans les films d’action, les suspenses, les intrigues un peu tordues. De timides essais nous sont venus récemment de Miami et d’Haiti avec notamment un réalisateur tel que Samuel Vincent dans des films comme Temptation (2004), Nathalie et Jean-Gardy Bien-Aimé dans Le Revers de la médaille.
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12 septembre 2006
Par Robenson Bernard www.lenouvelliste.com
C'est le cas de le dire : le texte littéraire ne sert point de base au travail filmique haïtien. L'aventure aurait été sans doute périlleuse pour nos réalisateurs dépourvus de moyens. Et évoluant dans un cadre qui n'offre guère de prise au développement d'observatoires artistiques où pourraient se regrouper plusieurs pyramides reliées entre elles par les passerelles d'un mécénat d'une grande efficacité. Mais, il n'en est rien. Solitaire et abandonné à son sort, le cinéma haïtien suit bon gré mal gré son petit bonhomme de chemin. Aucun long ou court-métrage n'a jamais pour origine directe des oeuvres écrites par des auteurs confirmés d'ici ou d'ailleurs.
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12 septembre 2006
Robenson Bernard www.lenouvelliste.com Un film est une oeuvre complexe, exigeante. Il doit obéir à une démarche, à un rythme, à une nécessité, à une esthétique. Bref, à une vision de l'art et de la création. On y met d'abord soi-même. La construction est plus une affaire de passion que de technique. A ce titre, le cinéaste amateur se sent libre. Il n'est pas en même temps producteur, scénariste, opérateur, ingénieur de son, monteur. Mais en Haïti, c'est malheureusement le cas.
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Par Vallès Latry
La rebelle est l'histoire d'une famille monoparentale qui, trois ans après la disparition de la mère (Sandra Lobir, La peur d'aimer, V.I.P.), tente de se relever de son deuil. Lorraine est la rebelle (Nathalie Ambroise), 18 ans, petite fille choyée, devenue une adolescente têtue et insolente. Sa quête d'identité la mènera littéralement sans transition sur des terrains fort glissants – drogue, alcool, sexe – d'où elle devra revenir grandie ou détruite.
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Juin 2006
« La rebelle », c'est l'histoire d'une fille à papa qui mêle intrigue, deuil, mal-être, description de la vie d'une famille monoparentale. La rebelle, autrement dit, Lorraine (Nathalie Ambroise), est carencée de (sa) mère (Sandra Lobir) avec laquelle elle entretient un rapport imaginaire, parapsychologique. Elle traîne avec ses copains dans les endroits branchés de Port-au-Prince, fume de l'herbe, se fait déflorer (par défi), ne passe pas ses examens d'entrée à l'université... à l'insu de son père Carl (Réginald Lubin) qui, lui, est un veuf replié sur lui-même et son travail d'ingénieur et qui, aux confins de son désert affectif, va conquérir le coeur d'Elisabeth (Nadine Stephenson). Mais, Lorraine n'aime pas cette « ravèt blanch » qui vole la vedette à sa défunte mère.
Une revue de Marvin Victor (Lenouvelliste).
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