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        <title>blog</title>
        <description>blog</description>
        <link>http://www.nationsoleil.com/blog.php</link>
        <lastBuildDate>Wed, 08 Sep 2010 09:14:12 +0100</lastBuildDate>
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            <title>Haïti, richesse et pauvreté du cinéma amateur</title>
            <link>http://www.nationsoleil.com/blog/ha-ti-richesse-et-pauvret-du-cin-ma-amateur</link>
            <description>&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=&quot;Gill Sans MT,sans-serif&quot;&gt;Robenson Bernard &lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;A href=&quot;http://www.lenouvelliste.com/&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.lenouvelliste.com&quot;&gt;&lt;U&gt;&lt;FONT color=#800080 face=&quot;Gill Sans MT,sans-serif&quot;&gt;www.lenouvelliste.com&lt;/FONT&gt;&lt;/U&gt;&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Gill Sans MT,sans-serif&quot;&gt;Disons-le d'emblée : le temps n'est plus où le cinéma était le fait de spécialistes bricoleurs, détenteurs de secrets et de techniques de trucage bien somptueux jalousement gardés. Chez nous, comme ailleurs dans une certaine mesure, le cinéma est devenu un passe-temps à la portée de tous. Une passion à part entière. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Ingénieuse, la caméra commande à souhait la plupart des opérations essentielles de la prise de vue. Elle reste un outil important entre les mains du cinéaste. Même s'il est donné à tout un chacun la possibilité de pouvoir enregistrer des images animées, celles-ci, à elles seules, ne forment pas un film. C'est peut-être là que le cinéaste attend l'amateur. Entre zoom et fondu enchaîné. Mieux : au coin d'un close up. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_Cicatrices2.jpg&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_Cicatrices2.jpg&quot;&gt;&lt;FONT face=&quot;Gill Sans MT,sans-serif&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT face=&quot;Gill Sans MT,sans-serif&quot;&gt;Un film est une oeuvre complexe, exigeante. Il doit obéir à une démarche, à un rythme, à une nécessité, à une esthétique. Bref, à une vision de l'art et de la création. On y met d'abord soi-même. La construction est plus une affaire de passion que de technique. A ce titre, le cinéaste amateur se sent libre. Il n'est pas en même temps producteur, scénariste, opérateur, ingénieur de son, monteur. Mais en Haïti, c'est malheureusement le cas. Orages. Ordres et désordres cinématographiques. Nos cinéastes, sauf exception, abordent tous les sujets. Ils les réalisent à leur guise. Et disposent de tous les droits, y compris celui de se tromper et avec eux les cinéphiles du milieu.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Port-au-Prince est en plein dans l'âge du cinéma d'amateur. Film souvenir, film de voyage, film d'aventure, film&lt;/FONT&gt;&lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_K74001ct.jpg&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_K74001ct.jpg&quot;&gt;&lt;FONT face=&quot;Gill Sans MT,sans-serif&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT face=&quot;Gill Sans MT,sans-serif&quot;&gt; documentaire, film romancé, film à scénario, film d'ethnographie forment un lot indivisible. Regards croisés, passions emboîtées, tout y est. Clic, clac... la caméra roronne. La mise au point se met au pas. Les réalisations cinématographiques de proximité- véritable théâtre filmé ou ses avatars- sont légion. Autrement dit, le cinéma d'amateur est entré dans nos moeurs. Rien n'est plus facile que ce genre. Mais réussir un film c'est une autre chose. De bonnes images ne font pas forcément un film si elles n'obéissent pas à une pensée, à une rigueur, à une passion de bien faire, à une pédagogie et à une capacité de synthèse. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Si le cinéma d'amateur ne s'apprend pas, la construction d'un film comme la création de toute oeuvre artistique s'apprend bel et bien. C'est l'esprit d'invention du cinéaste, celui qu'il communique à la caméra qui fait tout. Et l'avenir du cinéma haïtien passe nécessairement par là.&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;</description>
            <pubDate>Fri, 13 Nov 2009 00:47:34 +0100</pubDate>
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            <title>Cinéma &amp; littérature en Haïti</title>
            <link>http://www.nationsoleil.com/blog/cin-ma-litt-rature-en-ha-ti</link>
            <description>&lt;STRONG&gt;Par Robenson Bernard&lt;BR&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;A href=&quot;http://www.lenouvelliste.com/&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.lenouvelliste.com&quot;&gt;&lt;FONT color=#800080&gt;www.lenouvelliste.com&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le cinéma haïtien ne recourt guère à l'adaptation littéraire dans le choix de ses scénarios. Au reste, les écrivains du terroir devraient prendre acte de cette situation : il n'y a pas une franche collaboration entre cinéastes et romanciers. Cette dynamique - oui, c'en est une - lance un défi à l'art ou à sa tendance fondamentale.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_qui_sera_mon_mari.jpg&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_qui_sera_mon_mari.jpg&quot;&gt;&lt;/A&gt;L'âge de la parole si bien nommée en littérature n'a malheureusement pas réussi à rallier nos passionnés du septième art. Ou, disons mieux : le cinéma haïtien en train de se faire se refuse carrément à brandir la bannière de la parole libérante, de l'écriture exploratoire, du travail textuel, du désir pulsionnel d'expression ou de la dérive verbale. Que ce soit par une espèce de catharsis ou une sorte de chauvinisme, le fossé est immense entre le cinéma et la littérature en Haïti. Rien de plus troublant et de plus déconcertant.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mais il ne faut pas limiter cette situation du cinéma haïtien au seul terrain de l'adaptation, à l'analyse des rapports du 7e art et de la littérature digne de goût et de passion.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En fait, la convergence s'inscrit ou mérite d'être inscrite dans une perspective un peu plus large. Au plan socio-culturel, cinéma et littérature sont ancrés dans une même réalité historique en ce qu'ils affichent une même quête émancipatrice qui souligne les ombres et les lumières. Antonin, Najman semblent l'avoir assez bien compris d'autant que l'essentiel de leurs oeuvres constitue de véritables sujets d'étude pour les artistes.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;C'est le cas de le dire : le texte littéraire ne sert point de base au travail filmique haïtien. L'aventure aurait été sans doute périlleuse pour nos réalisateurs dépourvus de moyens. Et évoluant dans un cadre qui n'offre guère de prise au développement d'observatoires artistiques où pourraient se regrouper plusieurs pyramides reliées entre elles par les passerelles d'un mécénat d'une grande efficacité. Mais, il n'en est rien. Solitaire et abandonné à son sort, le cinéma haïtien suit bon gré mal gré son petit bonhomme de chemin. Aucun long ou court-métrage n'a jamais pour origine directe des oeuvres écrites par des auteurs confirmés d'ici ou d'ailleurs.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Certes, le succès de certaines réalisations pourraient suggérer bien évidemment des romans époustouflants : «Millionnaire par erreur», «Barikad», «Le vent du désir», «Vocation» (J'en passe et non des moindres), sont de celles-là, du moins au niveau du caractère incitatif de leurs titres. Sans oublier la brève et superbe esquisse historique «Royal Bonbon» qui donnait à voir et à aimer un Dominique Batraville poussant bien loin son propos comme pour tenter de matérialiser ingénieusement ses idées. Mais, force est de reconnaître que les productions cinématographiques haïtiennes, dans leur grande majorité, n'empruntent à «l'espace littéraire» (Maurice Blanchot) aucun argument narratif. Aucune alchimie.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;A l'évidence, pour un art qui est en pleine construction et qui n'en finit pas de se chercher, le fait peut être assez compréhensible. Soit. Mais ce n'est pas une raison pour nos cinéastes de faire fi du patrimoine littéraire, en&lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_depote.jpg&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_depote.jpg&quot;&gt;&lt;/A&gt; préférant la plupart du temps les scénarios «originaux» ou tout simplement creux et plats. Les institutions culturelles concernées ont certainement leurs mots à dire à ce sujet.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Plus pour leur malheur que pour leur bonheur très mal compris, les deux arts paraissent donc suivre des cheminements autonomes et discrets. Le constat est alarmant : sur l'écran, le théâtre est plus souvent présent que le cinéma capable de faire pâlir bien des soleils. O imagination ! Ô création ! Ô ravissement esthétique ! Toujours est-il qu'il est réconfortant de noter que même avec les moyens du bord, une brochette de cinéastes du milieu annoncent la montée en puissance du 7e art en Haïti. Ils font feu de tout bois pour produire du bon cinéma d'amateur tout aussi soucieux de sa richesse, de sa pauvreté que de la conscience créatrice.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Temps de stars et de génies en exercice. Impressionnante conjonction de talents, de rêves fous et de désirs de plaire. Passion de cette formidable utopie qu'est le cinéma dont la littérature est la grande vitrine. Littérature ? Le cinéma grand public et de qualité ne peut pas s'en passer.</description>
            <pubDate>Fri, 13 Nov 2009 00:02:28 +0100</pubDate>
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            <title>La rebelle, un bon film</title>
            <link>http://www.nationsoleil.com/blog/la-rebelle-un-bon-film</link>
            <description>&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_pic_521.4.jpg&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_pic_521.4.jpg&quot;&gt;&lt;IMG style=&quot;BORDER-RIGHT-WIDTH: 0px; MARGIN: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; FLOAT: left; BORDER-TOP-WIDTH: 0px; BORDER-BOTTOM-WIDTH: 0px; BORDER-LEFT-WIDTH: 0px&quot; alt=medium_pic_521.4.jpg src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/thumb_pic_521.2.jpg&quot; mce_src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/thumb_pic_521.2.jpg&quot; mce_style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot;&gt;&lt;/A&gt;La rebelle, le dernier film de Sacha Parisot, réalisateur de Skin Deep est de retour à Montréal le temps de quatre projections après un passage réussi en décembre 2005 lors du week-end du cinéma haïtien. C'est dans une salle à moitié pleine du Centre Leonardo Da Vinci de la Mairie de Saint-Léonard que se déroule la première séance de ce dimanche 18 juin 2006 à 18 heures.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;L’histoire&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;La rebelle est l'histoire d'une famille monoparentale qui, trois ans après la disparition de la mère (Sandra Lobir, &lt;EM&gt;La peur d'aimer, V.I.P&lt;/EM&gt;.), tente de se relever de son deuil. Lorraine est la rebelle (Nathalie Ambroise), 18 ans, petite fille choyée, devenue une adolescente têtue et insolente. Sa quête d'identité la mènera littéralement sans transition sur des terrains fort glissants – drogue, alcool, sexe – d'où elle devra revenir grandie ou détruite. Celle qui ne croit rien devoir à la vie doit pour la première fois faire face à un certain nombre d'oppositions. La première lui viendra de son père Carl Dubois (&lt;EM&gt;Réginald Lubin, La peur d'aimer, V.I.P., millionnaire par erreur, le miracle de la foi&lt;/EM&gt;…), jeune ingénieur, chef d'entreprise, qui redécouvre l'amour après trois ans de diète. Il est fatigué des caprices de sa fille qui saute de défis en défis – elle ne prend pas ses examens d'admission en fac de médecine – et doit prendre des mesures afin de garder le contrôle et lui assurer un avenir. La deuxième, de sa future belle-mère, Elizabeth (Nadine Stephenson, &lt;EM&gt;V.I.P&lt;/EM&gt;), jeune cadre qui mène une vie simple et bien rangée et qui entend bien dompter cette petite peste qui bouscule les conventions et n’en fait qu’à sa tête.&lt;BR&gt;L'action se déroule dans le Port-au-Prince de 2005, la Rebelle dont le scénario est signé Dominique A. Jean &lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_arton4775.jpg&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_arton4775.jpg&quot;&gt;&lt;IMG style=&quot;BORDER-RIGHT-WIDTH: 0px; MARGIN: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; FLOAT: right; BORDER-TOP-WIDTH: 0px; BORDER-BOTTOM-WIDTH: 0px; BORDER-LEFT-WIDTH: 0px&quot; alt=medium_arton4775.jpg src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/thumb_arton4775.jpg&quot; mce_src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/thumb_arton4775.jpg&quot; mce_style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot;&gt;&lt;/A&gt;s'inscrit dans ce nouveau cinéma de rêves – ce qui en soi n'est pas toujours mauvais - où l'on fait volontairement abstraction de la réalité locale. Il présente une catégorie sociale à laquelle très peu de gens vont s'identifier et risque de créer, s'il n'est bien contenu, un réel problème d'identité dans une société où les repères se font de plus en plus rares. Mais ce cinéma fait recette auprès des jeunes, ne serait-ce que par son accessibilité – celui ou celle qui est à l'écran fréquente la même école ou le même club de danse, habite le même quartier qu'eux.&lt;BR&gt;La rebelle se veut une réflexion sur une certaine famille haïtienne où le complexe oedipien binaire (relations père/fille) semble être vécu, ne serait-ce que tardivement, dans sa pleine puissance. Le deuil et une fin d'adolescence mal vécue semblent à ce propos créer les conditions idéales pour la survenance de cet état régressif assez superficiellement décrit dans le film.&lt;BR&gt;Tout compte fait, c'est un film sur la vanité, l'argent et les dangers qui guettent une jeunesse esseulée qui se cherche et qui s’éduque par le biais d’une télévision et d’un cinéma à contenu essentiellement occidental ou américain pour être plus juste.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_pic_269.jpg&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_pic_269.jpg&quot;&gt;&lt;IMG style=&quot;BORDER-RIGHT-WIDTH: 0px; MARGIN: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; FLOAT: left; BORDER-TOP-WIDTH: 0px; BORDER-BOTTOM-WIDTH: 0px; BORDER-LEFT-WIDTH: 0px&quot; alt=medium_pic_269.jpg src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/thumb_pic_269.jpg&quot; mce_src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/thumb_pic_269.jpg&quot; mce_style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;STRONG&gt;Les acteurs&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;Pour ce qui est du jeu des acteurs, c’est assez réussi dans l’ensemble. On sent la poigne de Sacha Parisot, habitué à diriger des acteurs de bon calibre. Cela dit, certaines performances demeurent un peu forcées.&lt;BR&gt;Réginald Lubin est bon dans son rôle, pas plus, il ne crève pas l’écran comme on serait en droit de l’espérer. C’est un bon acteur et il l’a encore prouvé, mais au début du film, son jeu était un peu emprunté, gestuelles justes, mais voix mal modulée, en revanche, il s’est vite rattrapé et a finalement livré un bon boulot.&lt;BR&gt;Nathalie Ambroise est très bonne pour un premier rôle au cinéma. Elle est plusieurs coches au-dessus de Stéphanie Saint-Louis (&lt;EM&gt;La peur d’aimer&lt;/EM&gt;) et une coche en dessous de Jessica Généus (&lt;EM&gt;Barikad, Le président a-t-il le sida?&lt;/EM&gt;). Son jeu est juste, elle a le regard, l’audace et la malice qu’il faut dans les scènes d’amour, mais les rires manquent de naturel.&lt;BR&gt;Nadine Stephenson a livré la performance du film. Elle est d’un naturel égal du début à la fin. Vraiment, bravo! J’espère la revoir plus souvent dans les distributions haïtiennes.&lt;BR&gt;Pour le reste du casting, je donnerais une bonne note : Fresnel Larosilière (&lt;EM&gt;La peur d’aimer, I love you Anne&lt;/EM&gt;) est super, Ashley Laraque (&lt;EM&gt;Kako &amp;amp; Ashley&lt;/EM&gt;) reste égal à lui même, cocasse comme jamais, le jeu de Sandra Lobir est approximatif comme celui des jeunes amis de Lorraine.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_pic_279.jpg&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_pic_279.jpg&quot;&gt;&lt;IMG style=&quot;BORDER-RIGHT-WIDTH: 0px; MARGIN: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; FLOAT: left; BORDER-TOP-WIDTH: 0px; BORDER-BOTTOM-WIDTH: 0px; BORDER-LEFT-WIDTH: 0px&quot; alt=medium_pic_279.jpg src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/thumb_pic_279.jpg&quot; mce_src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/thumb_pic_279.jpg&quot; mce_style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;STRONG&gt;La technique&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;Techniquement, Sacha Parisot a réussi son pari. C’est le premier film haïtien de ces dernières années qui soit d’aussi bonne qualité. On ne pouvait s’attendre à moins de la part de Sacha Parisot. Les scènes d’amour sont superbement filmées, subtiles, érotiques, mais jamais indécentes. La musique est appropriée, avec la bonne tonalité sans jamais nuire aux dialogues, le bruitage et l’éclairage sont parfaitement adaptés aux différentes séquences et la nature haïtienne nous est présentée dans toute sa splendeur.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Conclusion&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;Avec 195 000 dollars américains et en 93 minutes, Dominique A. Jean et Sacha Parisot ont offert un bon film, peut-être le meilleur qu’il nous a été donné de voir dans le nouveau cinéma haïtien, ne serait-ce que dans sa structure. Mais, seule l’absence de complaisance forcera nos cinéastes à mieux faire à chaque fois. Si techniquement, un bel effort d’amélioration est noté, les scénarios en revanche demandent un réel ajustement, manque de rigueur, fantaisie inutile, manque de fluidité d’une séquence à l’autre, telles sont les caractéristiques principales de la plupart des films de chez nous.&lt;BR&gt;Pour sa part, la Rebelle a péché par son manque de lucidité. Les messages ne sont pas suffisamment forts et le film jure par son manque d’identité. Il aurait pu s’agir de n’importe quel film canadien, français ou américain. Des références claires à la situation d’Haïti à l’époque – insécurité, vie nocturne quasi-nulle, misère du plus grand nombre face à l’insouciance d’une jeunesse gâtée, le risque couru par celle-ci pour arpenter les rues en quête du plaisir - aurait pu donner des points d’ancrage au scénario qui somme toute, est bien ficelé, mais trop superficiel. Finalement, aucun des aspects abordés n’a été approfondi. Et même s’il n’est pas absolument essentiel de catégoriser un film, il est évident que dans l’idée des scénariste et réalisateur, ce film s’apparente à un drame psychosocial. Mais, en fait de drame, les scènes supposées dramatiques ne sont pas suffisamment mises en exergue, l’overdose de Sandra, l’amie de Lorraine en est un exemple patent.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pour l’effort créatif, un solide 7.5 sur 10.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Vallès Latry&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_S2010568.JPG&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_S2010568.JPG&quot;&gt;&lt;IMG style=&quot;BORDER-RIGHT-WIDTH: 0px; MARGIN: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; FLOAT: left; BORDER-TOP-WIDTH: 0px; BORDER-BOTTOM-WIDTH: 0px; BORDER-LEFT-WIDTH: 0px&quot; alt=medium_S2010568.JPG src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/thumb_S2010568.JPG&quot; mce_src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/thumb_S2010568.JPG&quot; mce_style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;EM&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Fabienne Colas, celle qui dynamise le cinéma haitien à Montréal, a gentiment posé pour notre caméra.&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Fiche technique : « La rebelle », réalisateur et producteur Sacha Parisot, producteur, Réginald Chevalier, scénario, Dominique Jean, avec Nathalie Ambroise, Réginald Lubin, Nadine Stephenson, Sandra Lobir, Ashley Laraque, Nadège Telfort, production de Communication Plus, USA-Haïti, 93 mn.&lt;/EM&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;La Rebelle est sélectionné au Festival International du Film de Boston (BIFF), Édition juin 2006.&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;</description>
            <pubDate>Sat, 07 Nov 2009 18:09:09 +0100</pubDate>
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            <title>«La Rebelle», entre coups de gueule et de coeur</title>
            <link>http://www.nationsoleil.com/blog/-la-rebelle-entre-coups-de-gueule-et-de-coeur</link>
            <description>&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_pic_521.3.jpg&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_pic_521.3.jpg&quot;&gt;&lt;IMG style=&quot;BORDER-RIGHT-WIDTH: 0px; MARGIN: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; FLOAT: left; BORDER-TOP-WIDTH: 0px; BORDER-BOTTOM-WIDTH: 0px; BORDER-LEFT-WIDTH: 0px&quot; class=yui-img alt=medium_pic_521.3.jpg src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/thumb_pic_521.jpg&quot; mce_src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/thumb_pic_521.jpg&quot; mce_style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot;&gt;&lt;/A&gt;« La rebelle », c'est l'histoire d'une fille à papa qui mêle intrigue, deuil, mal-être, description de la vie d'une famille monoparentale. La rebelle, autrement dit, Lorraine (Nathalie Ambroise), est carencée de (sa) mère (Sandra Lobir) avec laquelle elle entretient un rapport imaginaire, parapsychologique. Elle traîne avec ses copains dans les endroits branchés de Port-au-Prince, fume de l'herbe, se fait déflorer (par défi), ne passe pas ses examens d'entrée à l'université... à l'insu de son père Carl (Réginald Lubin) qui, lui, est un veuf replié sur lui-même et son travail d'ingénieur et qui, aux confins de son désert affectif, va conquérir le coeur d'Elisabeth (Nadine Stephenson). Mais, Lorraine n'aime pas cette « ravèt blanch » qui vole la vedette à sa défunte mère.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;« La rebelle » de Sacha Parisot, réalisateur haïtiano-américain du long-métrage à succès « Skin Deep » et de Dominique Jean, consiste en une réflexion sur la famille, bien qu'elle soit limitée à des recettes dans le sens de la forme narrative, à un certain manque de remise en question pour présenter le propos. Dans la dénonciation. En 93 minutes, cette fiction témoigne, avec des ressources autoconclusives, de cette capacité de jumeler leur quête de vérité sur une minorité « friquée » de la société haïtienne avec leur conception de l'adolescence, la confrontation père/fille/belle-mère ou celle du couple père/fille. Et non dans un univers en dents de scie, hérissé de surprises et de folies. Un drame social schématiquement bien troussé, taillé dans un beau langage cinématographique. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Un film techniquement réussi &lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Techniquement, « La rebelle » est un film réussi, bourré de significations. Sens aiguisé du rythme. Cadrage rigoureux, subtil. La mise en scène, merveilleusement ciselée, n'a pas une ride, reste égale, même si le scénario tangue de temps à autre. La beauté des images est intacte. Chaque plan a un sens et c'est ce qui solidifie la précarité de l'ensemble du récit filmique, de la trame qui tarde à se faire sentir. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La distribution des rôles de « La rebelle », la meilleure jusqu'ici, est tout ce qui pourrait arriver, de mieux, à ce long-métrage. Les acteurs, comme des araignées, essayent de (re) tisser la toile de fond de l'histoire de cette rébellion qui ne consiste en rien. Sinon en quelques bavures de jeunesse, quelques erreurs de parcours d'une jeune fille un peu niaise, sur les bords, et capricieuse qui, en dessous de son coup de gueule juvénile, se révèle un personnage féminin à la fois attachant et fragile. Le jeu de Nadine Stephenson (Elisabeth) est persuasif et juste. A tous les coups. Par ailleurs, le souci de souligner, de mettre en scène cette mère un peu fantôme (Sandra Lobir) dans des plans évasifs (une alternance de plans rapprochés et d'ensemble) tient d'un exercice fabuleux et passe très bien à l'écran. Comme une bouffée d'air frais traversant un désert. C'est là que la rebelle, ironie du sort, Lorraine, retrouve son domaine de définition, toute la subtilité de son personnage, sa force de caractère. Les dialogues du film sont crédibles, même quand il s'agit, à certains endroits, de quelques répliques franchouillardes face au père qui, Carl (Réginald Lubin), en ce qui le concerne, prend de force son spectateur à son jeu, sous son charme d'acteur de « telenovelas » doté d'un grand sens de l'humour et du rythme dans la durée. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;« La rebelle », film cocasse, émaillé de rigolades à quatre sous par le tandem Ashley Laraque et Nadège Telfort, ne laisse pas un public indifférent. Une histoire mouvementée, tour à tour houleuse et exaspérante au fil de laquelle Lorraine, Carl, Elisabeth, bref, tout le monde se découvre une communauté d'esprit. Les acteurs donc se fondent dans la peau de leurs personnages tous en diapason avec leurs états d'âme. Reste à traiter, (comme il faut?), avec sa véritable charge subversive, le côté rebelle du film sans adopter les pièges du mélo dégoulinant de bons sentiments !&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Fiche technique&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;« La rebelle », un film de Sacha Parisot et de Dominique Jean, avec Nathalie Ambroise, Réginald Lubin, Nadine Stephenson, Sandra Lobir, Ashley Laraque, Nadège Telfort, production de Communication Plus, USA-Haïti, 93 mn &lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Marvin Victor&lt;BR&gt;&lt;A title=&quot;&quot; href=&quot;mailto:marvinvictor@lenouvelliste.com&quot;&gt;marvinvictor@lenouvelliste.com&lt;/A&gt;&lt;/P&gt;</description>
            <pubDate>Sat, 07 Nov 2009 17:45:32 +0100</pubDate>
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            <title>Haïti, d’un cinéma d’opinion à un cinéma populaire et fantaisiste</title>
            <link>http://www.nationsoleil.com/blog/ha-ti-d-un-cin-ma-d-opinion-un-cin-ma-populaire-et-fantaisiste</link>
            <description>&lt;P&gt;&lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_pic_521.jpg&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_pic_521.jpg&quot;&gt;&lt;IMG style=&quot;BORDER-RIGHT-WIDTH: 0px; MARGIN: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; FLOAT: left; BORDER-TOP-WIDTH: 0px; BORDER-BOTTOM-WIDTH: 0px; BORDER-LEFT-WIDTH: 0px&quot; alt=medium_pic_521.jpg src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_pic_521.2.jpg&quot; mce_style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; mce_src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_pic_521.2.jpg&quot;&gt;&lt;/A&gt;L’année 2006 marque déjà sept ans depuis qu’a été célébré le centenaire de la présence du cinéma en Haïti. C’est le 14 décembre 1899 que la première projection a eu lieu au Petit Séminaire Collège Saint-Martial, soit quatre années seulement après que les frères Lumière eurent inventé ce qui allait plus tard être surnommé le 7ème art. Où en est-on aujourd’hui? &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Accessibilité du septième art&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;Longévité n’est pas synonyme d’accessibilité. Les raisons de ce défaut d’accès sont évidentes, elles tiennent des problèmes d’infrastructures et de créativité qui handicapent de nombreux autres domaines dans les provinces haïtiennes, particulièrement dans l’arrière-pays. Jusqu’aux années 80, des organismes publics ou non-gouvernementaux organisaient des projections publiques en plein air ou dans les églises ou encore dans les salles paroissiales destinées aux villageois afin de les divertir ou les sensibiliser sur différents problèmes sanitaires, sociaux ou autres. Mais ces initiatives se sont faites plus rares depuis, sans doute le contexte politique de ces années difficiles y est pour quelque chose.&lt;BR&gt;Cela dit, la situation n’a pas tellement évolué et seules quelques villes de province et la capitale peuvent se targuer de disposer de salles de projection qui, en l’absence de toute réglementation, accueillent le public selon des tarifs souvent fantaisistes qui ne reflètent en rien le pouvoir d’achat des consommateurs ni ceux qui ont cours dans les pays étrangers.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Histoire d’un cinéma haïtien&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;Il a quand même fallu attendre le milieu du siècle dernier pour voir naître les premières productions cinématographiques locales, parmi lesquelles nous retiendrons un documentaire de Édouard Guilbaud et Emmanuel Lafontant sorti en 1962 et intitulé Mais je suis belle, suivi de celui de Arnold Antonin, Haïti, le chemin de la liberté (1974). Ce film, d’ailleurs considéré par plus d’un comme un film culte, retrace l'histoire des habitants d'Haïti, de leurs luttes pour la liberté depuis l'arrivée de Christophe Colomb jusqu'à l'unité nationale contre la dictature.&lt;BR&gt;La première œuvre de fiction est cependant attribuée à Bob Lemoine qui sort Olivia en 1976. Le cinéaste et animateur de radio à la voix de stentor y aborde l’épineux problème de l’exode rural en Haïti. &lt;BR&gt;La même année, Raphaël Stines sort M ap pale nèt qui est une adaptation créole de la pièce Le bel indifférent de Jean Cocteau et qui met en vedette le fameux publicitaire François Latour et Jessie Alphonse. Ce film consiste en une scène de vie conjugale présentant les multiples frustrations d'une épouse angoissée et révoltée contre les incartades et l'indifférence de son mari.&lt;BR&gt;Rassoul Labuchin lui emboîte le pas en réalisant le très célèbre Anita qui raconte l’histoire d’une servante, employée par une maîtresse de maison qui lui fait subir toutes sortes de calamités. Ceux qui connaissent Sentaniz de Maurice Sixto ont une idée passablement claire de l’histoire d’Anita. Ce film inaugure le cinéma d’intervention des années 80 en Haïti et alimentera davantage le débat sur les conditions de vie des classes les plus défavorisées du pays. &lt;BR&gt;Dans la même lignée, Haïti Films nous livre en 1983 Canne amère qui fait une analyse historico-politique des transformations structurelles qui se sont opérées à Haïti dans le domaine économique et social au cours de la décennie 1973-1983, jusqu'à l'exode de milliers d'Haïtiens fuyant la famine et la mort pour se faire embaucher dans les Bateys de la République dominicaine ou s’envolent vers le « mirage américain ».&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Qualité technique&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;Du point de vue technique, ces films sont crédités d’une bonne qualité technique. Rappelons que dès les années 50, la qualité sonore des produits cinématographiques sont dotés de plusieurs pistes de son distinctes de qualité moyenne créant une illusion acoustique englobante, qualifiée de son environnant, appelé en anglais Surround Sound. Le cinéma haïtien des années 70/80 bénéficie de toutes ces technologies. De même, au niveau de l’image, les réalisateurs qui, pour la plupart, maîtrisaient les techniques cinématographiques en cours savaient fort bien que ce qui fait avant tout la qualité d’une image, c’est la qualité de l’objectif, puis des capteurs et enfin du traitement du signal dans la caméra. Tournés pour la plupart en 16mm, c’est-à-dire de qualité intermédiaire si l’on se réfère au 35mm actuel (norme standard dans le cinéma professionnel actuel) ou en format Béta, les œuvres haïtiennes tant réalisées dans le pays ou à l’étranger faisaient souvent l’objet de bonnes critiques et représentaient correctement le pays dans les différents festivals régionaux ou internationaux. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;D’un cinéma de dénonciation à un cinéma fantaisiste dit populaire&lt;/STRONG&gt;&lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_dv0028.jpg&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_dv0028.jpg&quot;&gt;&lt;IMG style=&quot;BORDER-RIGHT-WIDTH: 0px; MARGIN: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; FLOAT: right; BORDER-TOP-WIDTH: 0px; BORDER-BOTTOM-WIDTH: 0px; BORDER-LEFT-WIDTH: 0px&quot; alt=medium_dv0028.jpg src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_dv0028.2.jpg&quot; mce_style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; mce_src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_dv0028.2.jpg&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;Toute cette période est marquée par un cinéma de dénonciation qui laisse très peu de place au divertissement. Le contexte s’y prête bien; c’est ainsi que la plupart des réalisateurs privilégient le cinéma documentaire où les acteurs sont des personnages réels qui sont loin de faire dans la fiction mais qui vivent au quotidien les misères et malheurs décrits sur les écrans. &lt;BR&gt;Quand vers 1986, Raynald Delerme et Guy J. Elie réalisent Founérailles avec la troupe Languichatte, ce sont des acteurs empruntés de la télévision et surtout du théâtre qui inaugurent en Haïti le cinéma de divertissement. La télévision a d’abord été un grand vecteur de ce genre avec des séries comme Languichatte, Papa Pyè pour ne citer que les meilleures, toutefois, la plupart de ces acteurs étaient avant tout des hommes et des femmes de planches. Les séries de télé comme Les gens d’ici, Pè Toma, Gabèl, Pyram - Agent spécial 812, etc. ont pour la plupart été créés par des hommes de théâtre qui ont tenu sinon tous, du moins la majeure partie les rôles principaux. Le public haïtien était familier avec des noms tels que Frédéric Surpris, Aly Alvarez, Sydney Louis (Pè Toma), Roland Dorfeuille (Pyram) qui ont tenté avec plus ou moins de succès de le divertir à travers les années. Raynald Delerme, connu pour avoir osé le transfert de ces œuvres de divertissement au grand écran était lui-même membre de la Troupe Languichatte en plus d’être le réalisateur de nombreuses des séries.&lt;BR&gt;La transition était souhaitable, d’autant plus que le cinéma haïtien, toutes tendances confondues, se retrouvait au point mort. Mais ces réalisateurs qui, avec Jean-Gardy Bien-Aimé allaient populariser le cinéma sur vidéo, étaient loin de s’imaginer qu’ils faisaient entrer le cinéma haïtien dans une ère nouvelle.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Les points positifs&lt;/STRONG&gt;&lt;A href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_la_20peur_20d_aimer.jpg&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_la_20peur_20d_aimer.jpg&quot;&gt;&lt;IMG style=&quot;BORDER-RIGHT-WIDTH: 0px; MARGIN: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; FLOAT: left; BORDER-TOP-WIDTH: 0px; BORDER-BOTTOM-WIDTH: 0px; BORDER-LEFT-WIDTH: 0px&quot; alt=medium_la_20peur_20d_aimer.jpg src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_la_20peur_20d_aimer.2.jpg&quot; mce_style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; mce_src=&quot;http://www.nationsoleil.com/images/medium_la_20peur_20d_aimer.2.jpg&quot;&gt;&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;Il est indéniable qu’il existe désormais une industrie haïtienne du cinéma. Que ce soit en Floride, à Montréal ou à Port-au-Prince, les projets se comptent par centaine et des milliers de dollars – faute de statistiques – sont dépensés pour les rendre concrets. Des centaines de maisons de productions fictives ou réelles sont créées, mais seules quelques-unes au rang desquelles Communications Plus (Anaïse Chavenet, Edner Jean…) montrent une certaine constance dans le financement de ces projets. On estime à une bonne vingtaine les films qui sortent annuellement sur les écrans haïtiens de Port-au-Prince et encore plus à Miami, sans compter ceux qui prennent directement le chemin du petit écran à travers le dvd. Le marché du dvd est sans doute le plus lucratif, même si ceux qui s’enrichissent ne sont pas les artisans de ces œuvres pour le moins contestables.&lt;BR&gt;Il demeure que ce sont avant tout des productions locales (Haïti et diaspora), rarement financées par des intérêts étrangers. Elles permettent aux « talents » locaux de s’exercer à différentes étapes de la production d’un film et portent sur des réalités haïtiennes certes rarement approfondies, mais se situant au cœur des préoccupations d’une jeunesse qui constitue le public-cible de ce cinéma très singulier si l’on se réfère aux œuvres du reste des Antilles.&lt;BR&gt;Le cinéma haïtien existe en dehors de toutes structures institutionnelles d’encadrement des artisans de l’industrie et de subventions. Il existe en dépit du faible soutien du secteur privé qui croit mieux devoir faire de la résistance pour subsister plutôt que de jouer au mécène, lors même que ce ne serait pas sans contrepartie.&lt;BR&gt;Puis, les productions de ces dernières années nous ont donné à voir des collaborations intéressantes qui nous ont valu la découverte d’excellents éléments (acteurs et techniciens) qui se sont élevés au-dessus des autres et se sont affirmés au fil des projets : Réginald Lubin, Smoye Noisy, Fabienne Colas, Fresnel Larosilière, Richard Sénécal pour ne citer que quelques-uns des meilleurs. Ils nous ont révélé une autre facette de la personnalité de l’haïtien, celui qui coopère, qui sait se montrer solidaire, qui croit en la grande famille. Cette quasi-absence de concurrence n’a cependant pas que de bons côtés, la complaisance des médias et du public face aux œuvres cinématographiques de qualité douteuse est justement l’ennemi numéro un de ce nouveau genre de cinéma. &lt;BR&gt;Tout compte fait, le simple fait d’exister est en soi une victoire, mais et après…&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;Points négatifs&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;Filmer participe d’un acte de production et produire est une association entre l’art, la technique de la narration filmée et les moyens financiers. Mais, ça ne s’arrête pas là car produire suppose aussi donner des réponses adéquates aux questions qui sous-tendent le désir et les raisons de produire. Pourquoi produire? Quoi produire? Comment produire? Objectives et subjectives à la fois, ces interrogations déterminent toute la vision ou la stratégie, culturelle ou commerciale, de production d’un film de télévision ou de cinéma.&lt;BR&gt;Les productions cinématographiques haïtiennes ne semblent nullement se préoccuper de ces questions et ça se ressent. On veut faire différent, mais on n’a pas de repères. De fait, le cinéma haïtien n’est comparable à aucun autre cinéma dans le monde. J’exagère mais bon! Je veux dire qu’il est unique et sans complexe. Il ne cherche pas à s’aliéner des images et clichés étrangers ni non plus à dépeindre de façon adéquate une certaine facette de la réalité locale ou régionale. Pas qu’il ne voudrait pas, mais il ne le peut ne sachant pas que les questions de production ne se limitent pas uniquement aux apports financiers, aux compétences techniques ou à la passion artistique.&lt;BR&gt;Le cinéma haïtien a oublié de jouer son rôle de mémoire, il a oublié la portée et l’influence de l’histoire et des images qui la soutiennent sur les générations présentes et futures. Qui a vu Anita, gouverneurs de la rosée ou Canne amère ne les ont jamais oubliés, ces histoires servent de référence dans les conversations et servent de trait d’union entre toute une génération. De ce point de vue, la transition n’est pas faite, d’un cinéma essentiellement de résistance, de dénonciation, on est passé à un cinéma populaire et fantaisiste où tout un chacun se croit une mission quasi-divine de divertir les gens.&lt;BR&gt;Jamais l’image d’Haïti et des haïtiens n’a été aussi mauvaise à travers le monde, mais est-ce qu’un réalisateur de fiction, à part Raoul Peck qui joue dans une autre ligue de toute façon, a jamais osé poser son regard et donner son point de vue sur « les histoires» du monde, « capturer» et interroger la mémoire collective, séduire, divertir et informer? Vous me direz, « Et Jean-Gardy Bien-Aimé avec ses gens de bien ?» Et moi je vous répondrai « L’avez-vous revu ce film ?»&lt;BR&gt;Où sont passés les vrais cinéastes? Auraient-ils abdiqué face à la vague déferlante de vidéastes amateurs qui se sont accaparés de la caméra-vidéo. De Miami à Montréal en passant par Port-au-Prince, ils inondent les marchés avec des historiettes filmées en un clin d’œil, ignorant tout des fondamentaux de la structure narrative du cinéma. Ils offrent des émotions, du rire et du plaisir, à leur clientèle. Et selon toute vraisemblance, celle-ci n’en demande pas plus. Les quelques rares critiques qui s’insurgent contre ce genre de pratiques sont allègrement hués et leurs voix se font tout faible, presqu’inaudible alors que le lavalas continue à rafler tout sur son passage. La raison du plus fort, ça vous dit quelque chose.&lt;BR&gt;En l’absence de tout débat, le paysage cinématographique haïtien est ainsi chargé de contradictions et de confusions pseudo-élitistes qui font que tout un chacun campe sur ses positions. Un cinéma local compétitif doit pouvoir faire de la place aux films documentaires – Rachel Magloire, Frantz Voltaire, Arnold Antonin…n’ont pas lâché prise heureusement – pour préciser la pensée de l’être haïtien, mais aussi aux films de divertissement ou au cinéma d’auteur pour vendre du rêve, oui mais en osant regarder en face la réalité car si le rêve ne naît pas de cette réalité, il n’est que chimère, qu’utopie.&lt;BR&gt;Un cinéma compétitif doit pouvoir tirer le meilleur parti du numérique afin de multiplier sa créativité, de produire davantage sans sacrifier la qualité, de réinterroger et d’enrichir la mémoire haïtienne et antillaise. Un nouveau monde du film s’ouvre : celui de « capturer» et de redessiner l’identité haïtienne, en faisant l’économie de certaines contraintes financières de la coûteuse technologie analogique. Mais il reste au cinéaste de savoir ce qu’il fait, et d’avoir une histoire à raconter. Lorsqu’on n’a rien à dire, on se tait.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Voici une brève liste des meilleurs films haitiens des 5 dernières années:&lt;BR&gt;- La peur d'aimer (2001) Réginald Lubin(Réal) Sandra Lobir, Stéphanie Saint-Louis.&lt;BR&gt;- Barikad (2002) Richard Sénécal (Réal.) Fabienne Colas, Handy Tibert&lt;BR&gt;- I love you Anne (2003) Richard Sénécal (Réal.) Nice Simon, Don Kato, Tonton Bicha&lt;BR&gt;- V.I.P. (2004) Réginald Lubin (Réal.) Sophia Désir, Réginald Lubin, Smoye Noisy&lt;BR&gt;- Convoitises (2005) Jean-Alix Holmand (Réal.) Fabienne Colas, Jean-Alix Holmand&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Pour une liste exhaustive des films sortis, à vous de juger:&lt;A href=&quot;http://www.telediaspora.com/products.htm&quot; target=_blank mce_href=&quot;http://www.telediaspora.com/products.htm&quot;&gt;&lt;FONT color=#0066cc&gt;www.telediaspora.com/products.htm&lt;/FONT&gt;&lt;/A&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Vallès Latry&lt;/P&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 05 Nov 2009 01:56:25 +0100</pubDate>
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